vendredi 24 octobre 2014

Aparté

Devant, une voiture arrêtée portières ouvertes d'où débarque une vieille dame d'une lenteur… S'occuper à regarder, tourner un peu la tête, lire, relire, penser à partager avec Alf :


Et ensuite chercher ce que faisait vraiment Arthur en juin 1872, comme ça, pour rire. Trouver cela dans Arthur Rimbaud ou l'éclatant désastre de Pierre Brunel :
Comment le « bohémien » aurait-il pu accepter la vie domestique? Comment, installé, aurait-il su renoncer au départ ? A suivre Rimbaud de septembre 1871 à juin 1872, on se rend compte qu'il cherche en vain une solution satisfaisante à ce qui est véritablement pour lui un problème d'existence. Il va de la belle-famille de Verlaine à sa propre famille sans pouvoir les échanger, sans pouvoir supporter une tutelle plus que l'autre. Entre les deux, il y a bien les refuges de fortune que lui procure Verlaine à Paris, mais aucun n'est le foyer dont il a besoin, ni les mansardes de la rue Campagne-première et de la rue Monsieur-le-Prince, ni la chambre de l'hôtel de Cluny, rue Victor Cousin. Dans une lettre adressée à Delahaye en juin 1872, Rimbaud définit « ce lieu-ci» comme « tout étroitesses ». Il en va de même des « bureaux » et « maisons de famille », et il conseille à son ami de ne pas s'y « confiner », mais « de beaucoup marcher et lire ». La marche, l'en-marche toujours.
On comprend donc la raison de son départ de Paris avec Verlaine, le 7 juillet 1872.




4 commentaires:

  1. Imageries, Philippe Hamon : ça parle de ça ( à la librairie Rue des écoles par exemple : à côté de la statue de Montaigne, juste avant la piscine Pontoise : pour fouailler) : je lisais l'article Images dans la ville quand j'ai vu (Xperia Z2) la plaque ( là, un robot peut ne pas rester de marbre).

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    1. (...) Madame Rimbaud demande à son fils la signification de Une saison en enfer : ( pareil : et il n'y a vraiment pas de quoi se moquer de la question ). Ces jours-ci Natacha Polony (merci gibet) touche le sens de l'apophtegme : « Il faut être absolument moderne » dans un article : ... (Oh ! Les insurgés jolis de la place Vendôme !).
      Images tridimensionnelle sur la ville : c'est l'actualité.
      Maintenant je crois bien que nous ne serons jamais absolument moderne : c'est à dire que nous ne serons jamais absolument classique ( je sais c'est pas clair) : nous ne serons jamais absolument : (là c'est mieux : mais il y a moins de mots).

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    2. Quand Madame Rimbaud demande à son fils ce que ça veut dire Une saison en enfer les commentateurs se moquent. Je trouve qu'ils ont tort de se moquer : c'est une très bonne question ça : qu'est-ce que ça veut dire : Une saison en enfer ?

      Madame Rimbaud ( je l'ai déjà dit, je le dis encore : on ne le dit pas assez ) Madame Rimbaud donc ne fait jamais de fautes d'orthographe ( j'ai vérifié ) : le nom de Victor Hugo est connu; il flotte partout devant ses yeux bleus : sur les affiches, les images, les journaux. Pourquoi ajoute-t-elle exprès un t ?

      Sur mon blog il y a des bannières colorées (colonne de droite). Si je pars du haut il y a l'actrice Frankie Pain, le philosophe sans qualités Frédéric Schiffter, le marquis impensable de l'Orée et Nouvelles de sous mon front: la rue Victor Cousin est là : c'est un petit partage qu'elle me fait.

      Je suis resté quelques minutes au cimetière de Charleville-Mézières : je n'ai pas vu la boîte.
      Je suis resté un peu plus longtemps à Roche : j'ai vu une vieille femme qui coupait de l'herbe et qui m'a demandé si je prenais l'air de Rimbaud et deux chevaux noirs qui jouaient. Je suis resté ( je ne sais pas combien de temps ), peut-être j'y suis encore, à la gare de Voncq : entre le canal et la voie.

      J'aime pas le mot mystique à la fin de l'article de Natacha Polony : mais j'aimerais bien pouvoir écrire des articles comme celui-là.

      Je vais investiguer pour Goncourt : ça se passe bien avec ce dictionnaire : pour l'instant pas de révélations, pas d'émanations, pas de stridations, pas de viridations mais c'est pas plus mal : je consulte.

      Pour la rue Victor Cousin, pour l'hôtel de Cluny de la rue Victor Cousin, pour la plaque accrochée sur le mur de l'hôtel de Cluny de la rue Victor Cousin : il faut cliquer sur la bannière Nouvelles de sous mon front (colonne de droite de mon blog : je l'ai déjà dit ) : et donc lire " En ce moment, j'ai une chambre jolie " : lire et voir cette phrase ( qui ne nous était pas destinée ) en 2014 sur un mur de Paris : cela ne veut pas rien dire. ( J'ai l'image sémiotique et mémorielle et dans tous les sens sur le bout de la langue : c'est ça que je dirais à Philippe Hamon si je devais le croiser une fin d'après-midi sur le trottoir de gauche de la rue des écoles, par exemple ).

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    3. Je reviens deux ou trois minutes place Vendôme.

      Rimbaud fraude, truque, camoufle : je vais traduire la phrase : « En ce moment, j'ai une chambre jolie » ( ce qui n'est pas du tout la même chose que : « En ce moment j'ai une jolie chambre » ). Je vais dire ce qu'il faut inscrire sur le marbre de la plaque de l'hôtel de Cluny de la rue Victor Cousin : « Je suis tué, je suis mort. Verlaine m'a enculé toute la nuit,... je ne puis plus retenir ma matière fécale.»

      Là, je serai à l'inauguration.


      Cher BJ : ce qui est à moi est à vous : je ne demande rien : quel plaisir cela serait de lire votre article. Bien sûr ne me mentionnez pas : peut-être commenterai- je ?

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