lundi 30 décembre 2013

Bonne fête à tous les Roger




Roger était autrefois un des prénoms les plus répandus de France, il est devenu banal. Pour notre génération, il indique une origine populaire traditionnelle, mais pas chic. Dans l'imaginaire collectif, les Roger sortaient des classes ouvrières ou rurales et, après ascension par l'échelle sociale, parvenaient au rang d'épicier. Bien que connu pour sa simplicité et son côté "premier degré", le petit commerçant Roger se posait en défenseur des lois même s'il était aussi le premier à chercher à resquiller. 
Souvent, on le voyait sur le seuil de son échoppe, souriant et accort, attendant le chaland à qui il ne manquerait pas d'offrir une pomme supplémentaire au kilo acheté, juste après qu'un sale gosse eût chipé un sachet de bonbons sur l'étal près de la caisse, bien à sa hauteur.
Roger, quand il retrouvait ses collègues commerçants au café du coin, il parlait du gouvernement, des charges écrasantes, des arabes - tiens encore aujourd'hui un arabe m'a volé...-, et s'insurgeait contre le manque de policiers, contre toutes ces libertés qu'on laisse, il disait qu'une bonne guerre... Roger était un bon Français.
Aujourd'hui, on a le Patrick. Le Patrick, surtout petit et joufflu, est l'héritier direct du Roger. Boudiné dans son petit costume, ils a toujours pignon sur rue et vend toujours de la soupe. Comme les Roger, il dénonce, impose ses vues basses et si cela ne tenait qu'à lui... 
Une bonne guerre peut-être ?

Edit : suite aux plaintes de Patrick(s), le singulier s'impose.

samedi 28 décembre 2013

jeudi 5 décembre 2013

Les larmes de Polac

A l'occasion de ses 50 ans, France Inter diffuse les meilleures minutes de son histoire.
L'occasion de réécouter Michel Polac évoquant avec beaucoup d'émotion l'ouvrage de Svetlana Alexievich : La supplication.

A suivre, deux vidéos d'Arte. La deuxième par ICI