mercredi 16 octobre 2013

Mercredi matin c'est Quizz

Une petite quinzaine de minutes et hop! 
A la fin, on confirme ou découvre de quel courant politique on est le plus proche...


A vos clics chers amis.


mardi 15 octobre 2013

Déjeuner en paix

Entre deux tartines, ce matin à la radio :


Ensuite un article de Slate tente d'enrayer le dispositif, et puis Rue 89 cherche à rétablir la vérité.
Allons enfants, pourrait-on déjeuner en paix ?
Définitivement, la radio du matin est anxiogène.


dimanche 6 octobre 2013

La domination des peigne-culs

Dans mon entreprise, il doit y avoir environ 30% d'homosexuels sur l'ensemble des personnels masculins et 1% de lesbiennes parmi 50% d'arabes, 40% d'européens et 10% d'asiatiques. Tous ont environ entre 21 et 50 ans et presque tous sont connectés sur Facebook.
En étant invité à accepter la « différence » - ce qui induirait que les individus n'ont initialement pas tous la même valeur ?-, il a fallu retirer de notre langage : « pédés », « tafioles », « tapettes » - qu'au passage mes collègues utilisent allègrement entre eux et pour se qualifier, et à considérer l'individu dans sa fonction et non dans sa nature. C'est donc avec empathie et respect que l'on aborde les sujets d'actualité utiles à communiquer agréablement.
A ma question de savoir si la loi sur le mariage gay sera l'occasion d'échanges d'anneaux et l'organisation de belles fêtes, aucun de mes collègues homo et vivant en couple n'a semblé intéressé. De même pour l'adoption, facteur secondaire d'adhésion au mariage gay.
Si l'on considère cette population, jeune et affirmée dans sa sexualité, on peut s'interroger sur son manque d'engouement pour cette réforme qui leur ouvre pourtant les portes d'une normalité supposément désirée. A qui donc cette mutation fondamentale est-elle destinée ? Pourquoi tout ce tapage ? En bref, à qui cela profite-t-il vraiment ?
Parmi mes collègues femmes et arabes, quelques unes portent le voile en dehors du travail. Ce sont aussi celles qui expriment - via Facebook - leur désaccord concernant le mariage pour tous et les pratiques sexuelles qu'elles estiment contre-nature. Dans ce cas, le port du voile semble assez significatif d'un esprit revendicateur et non la marque d'une foi intense où il est, paraît-il, question de tolérance.

Lorsque ses petits peuples se retrouvent au travail, un silence de convenance s'installe même si de sérieuses prises de becs égayent parfois cette harmonie factice. C'est la concurrence victimaire ! A les regarder tous, on peut s'amuser de ce cloisonnement dans lequel chacun niche ses vices et ses vertus et tous les arguments nécessaires à rendre dominante sa morale individuelle ou communautaire.
Par inoculation lente on a prôné la dissolution des marquages et spécificités et cherché à créer une société homogène et uniforme. Or, c'est l'inverse qui se produit - par réaction sans doute - puisque le particulier s'accroche à ce qui le démarque des autres, tout en l'agglomérant à un groupe. 

Photo : Alejandro Maestre Gasteazi
Reste la majorité, celle des hétérosexuels blancs, mâles - on se souvient que les bonnes-femmes ont aussi leurs gangs -, célibataires, agnostiques, n'appartenant à aucune communauté, n'ayant rien à revendiquer - sauf la paix. Cette catégorie-là, invisible pour les autres, ne peut prétendre à rien, ne bénéficie d'aucun quota d'embauche, n'a pas d'association de défense de ses droits, ne représente qu'elle-même et n'est représentée par personne. Publiquement, elle a le droit de se taire et de garder pour elle ses impressions. Socialement, ce - pauvre - type-là d'individus n'existe pas.

De fait, on a tout intérêt à faire partie d'un groupe, à se rassembler entre individus conventionnellement considérés comme  défavorisés voire persécutés, à réclamer n'importe quoi au prétexte du droit et de la liberté et, finalement, à maintenir ses « différences ». Ainsi organisées et puissantes, les supposées minorités imposent les lois et donnent les autorisations de dire ceci plutôt que cela, reçoivent des subventions, des allocations, parce qu'elles sont faibles et, dans les entreprises, l'incompétence peut enfin se caler douillettement sous la couverture bleu blanc rouge de la fraternité.

En s'enferrant dans la victimisation, les peigne-culs de tout poil sont enfin parvenus à gravir les échelons de l'ennuyeuse normalité sociale et se sont imposés là où ils auraient eu naturellement leur place si le reste de la société avait résisté à la culpabilisation. Les néologismes associant le mot « phobie » aux noms des minorités, qualifient désormais l'offenseur illégitime de malade mental, un genre de psychopathe en somme. Les saines insultes qui autrefois prêtaient à rire et déverrouillaient les conflits, deviennent coprolalie compulsive, à la différence cependant que l'aliéné est responsable de ses actes et paroles, et passible de sanctions. L'action supposément apaisante des lois s'apparente alors à celle de la camisole dont tout individu encore sain d'esprit cherchera naturellement à s'échapper.
Appartenant pour ma part à la majorité hétérosexuelle anti-féministe et agnostique de la classe moyenne, il me reste un dernier luxe, celui de relire avant qu'il ne soit trop tard, la réjouissante liberté de la langue de Céline où un con est un con.