samedi 22 juin 2013

Damned dawn



Voilà 31 ans qu'on nous assène que la nuit de la Fête de la Musique laisse le champ libre à toutes les inspirations. Le lendemain matin pourtant, en slalomant entre les papiers gras, le verre brisé et les flaques de vomi, on comprend que la fête est surtout celle des loueurs de sonos, des bistrotiers et des vendeurs de panini. 
Ensuite, ne reste plus qu'à rançonner et c'est en horde bottée qu'au carrefour ils attendaient, le feu rouge grillé, l'excès de vitesse et, vu le nombre des motos, le délit de fuite bien plus juteux. A 5h30, c'était la nausée.

6 commentaires:

  1. Chère, vous vous êtes soustraite à l'obligation de la fête. La prochaine fois, vous finirez au violon.

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  2. Ma fille, qui a vingt ans, est revenue enthousiaste de la fête de la musique de Lille.
    Et lorsque je lui ai sorti ma litanie contre ces élans de bruits, contre les visées notoirement commerciales de l’évènement, elle m’a répondu : « Arrête ! Tu n’es qu’un vieux ronchon ! »

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    1. Manquerait plus qu'ils nous piquent aussi nos humeurs !! Naméhooo....
      Sans rire, il y avait deux ou trois groupes vraiment excellents tout près de chez moi. Un matos d'enfer, un super son, une bonne balance. Jouaient des reprises de Genesis, de U2... C'était impeccable. Mais tout ce talent laissé en pâture à des badauds ivres pour ce raout annuel, j'avoue ça m'a fait de la peine. A 20 ans, ça me rendait juste "enthousiaste".

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    2. En supprimant la musique, éviterait-on la police ? Fuyons en pleine forêt, tant qu'il en reste.

      Jeunes cons, Faites l'amour pas la fête.

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  3. La fête du bruit oui !

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