vendredi 14 septembre 2012

Sous les nénuphars


3 commentaires:

  1. Tiens, Fersen, me dis-je en lançant la vidéo, ça fait si longtemps… Mais mon plaisir par anticipation a été immédiatement gâté. Le chanteur ne l’a pas encore ouverte qu’on crie, qu’on siffle, qu’on braille dans la salle… Encore un qui a ses dévots… Encore un ? Pfff… Ils en ont tous. Ça a dû commencer avec les yéyés. Que la brochette des 13/16 s’époumone pour bien montrer qu’elle en est passe encore… Mais le public de Fersen…
    Adolescent j’étais déjà gêné, aux concerts d’Higelin, de Thiéfaine et consorts par les proportions délirantes que prenaient les hurlements des idolâtres. En avançant en âge je ne me suis pas attendri et mes regrets de n’avoir jamais applaudi Barbara sont atténués par les vidéos que j’ai pu voir… Même elle, dont les premiers disques sont bien secs, raides à souhait (hum, Veuve de Guerre, ou encore Mourir pour mourir…) s’est rendue complice des dégoulinades de son public adoré. Certains « live » collent à la platine. La ferveur des fans m’envahit, me submerge, me dégoûte et m’emmerde. Je ne prends plus plaisir à la chansonnette qu’en version studio. Je me la passe et repasse dans mon coin d’atelier, à l’abri des adulateurs. Quand Hardy et Maurane chantent en duo La rue du Babouin c’est pour moi, pour moi seul… C’est bien normal, qui d’autre que moi, à cet instant précis, pourrait les entendre aussi bien ?
    Imagine-t-on Brassens se livrer à ces mascarades ? Quand, au hasard d’archives, on le voit en public on est saisi pourtant par la complicité, toute en sourires sous la moustache, qu’il tisse avec lui… Je l’imagine parfois se marrant intérieurement en chantant sur les planches « Dès qu’on est plus de trois on est une bande de cons »
    Bref, je ne suis pas friand de ces grand-messes… Je les fuis… Ce qui ne m’empêche pas de garder les étiquettes dressées.
    Je suis un mauvais plaisant ? Sans doute…
    Belle journée à vous.

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    1. Comme je vous rejoins! Il y a longtemps que je ne vais plus aux concerts, ou alors entrainée par un qui ne veut pas y aller seul. Thomas Fersen, ici dans cette vidéo et dans celles qui proviennent de son concert à la Cigale, remercie en disant merci une fois et une seule. Il n'engage pas le public à se répéter... Il n'a pas l'air emballé par les idolâtries non plus.

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  2. Beau plaidoyer, Soluto, pour lequel vous n'aurez guère de mal à faire l'unanimité !

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