jeudi 30 août 2012

Al fondo Alfonso

Le robot de la piscine avait tourné depuis le matin jusqu'au soir sur le fond du bassin. En cette journée ensoleillée, je suivais distraitement son trajet avant d'apercevoir à la surface un lézard qui flottait, se laissant dériver sur le clapot comme s'il faisait la planche. L'animal semblait mort.
La distance séparant le robot du lézard paraissait suffisante pour qu'une intervention fut efficace, l'aspirateur n'aurait pas le temps de l'atteindre. J'attrapai donc un balai et c'est lorsque le corps du lézard fut sorti de l'eau qu'il se mit à sursauter, comme après un électrochoc. Le robot continuait sa course sans se soucier ni du lézard, ni de moi et, le reptile disparu entre les buissons, j'entrai dans l'eau silencieuse. De temps à autre, le robot passait tout près, m'assénant le coup sec d'un petit jet d'eau, puis replongeait malicieux comme pour se cacher après une bonne blague. Le soleil transporta mon ombre au fond du bassin et l'approcha du robot dans un faisceau de bulles. Elle dit :
« Robot, cher robot, vous êtes ivre

4 commentaires:

  1. La photographie montre très clairement que le robot parlant et solitaire d'Alfonso est saisi d'un hoquet.

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    1. Son nerf vague probablement.

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    2. elle a les cieux bleus V.?

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    3. laborieux pour poster! dire qu'on me prend pour un robot !! mais pas un robodo : à recopier sans faute...

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