jeudi 21 juin 2012

La question du minus

Dans son ouvrage « Le plafond de Montaigne », notre ami Frédéric Schiffter écrit :
Aujourd’hui encore, avec la même amertume que Jean-Pierre Léaud dans La maman et la putain – le film de Jean Eustache […] – je médite la mystérieuse question de savoir « pourquoi les filles préfèrent sortir avec des minus plutôt qu’avec des types bien ». Toujours sans réponse, je m’en tiens au célèbre adage, mais dans une version légèrement modifiée par mon expérience : « Dis-moi de qui tu attends l’amour et je te dirai qui tu es ». 
Super Minus
Tout d'abord, qu'est-ce qu'un minus
D'un point de vue féminin, on entend par minus un homme qui pourrait manquer de caractère, de courage, ou d'allure, ou les trois. Le minus assume peu, ment souvent et fait preuve de ce que l'on appelle  « lâcheté » et que le minus traduit par la volonté forcenée de ne pas faire souffrir (sic). Il ajoutera de lui-même qu'il est lâche, certes, mais qu'il le doit au fait même d'être un homme.
Revenons à la question : pourquoi faire le choix du minus ? A bien observer ce qui s'agite autour de soi, ou même chez soi quelquefois, personne n'est à l'abri. Croit-on, en le fréquentant, que l'on finira par avoir un ascendant sur le minus jusqu'à ce que son comportement en soit modifié ? Est-ce l'incertitude qui stimule et, partant, le désir de conquête ? A l'inverse, croit-on que l'on ne vaut pas mieux qu'un minus ? D'un point de vue plus général, est-ce le passage obligé des expérimentations sentimentales puis, à force de répétitions, une excuse recevable pour arguer de l'incapacité à s'engager ? De quoi ce « goût » fait-il la démonstration et que l'on ne veut pas voir? La question reste entière.


20 commentaires:

  1. Dis-moi de qui tu attends l'amour... Le souci c'est que justement ça nous tombe dessus sans qu'on s'y attende . D'où souvent de nécessaires réajustements.

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    1. C'est bien mignon tout ça ma petite Corinne, mais vous ne répondez pas à la question...

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  2. Disons qu'après quelques malus minus, je suis présentement plutôt bien ajustée entre mes attentes et mon "qui". Pourvu que ça dure.

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    1. Le minus comme limite inférieure à ne plus atteindre. D'accord.

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    2. Dis-moi ce que tu attends de l'amour, je te dirai qui tu es. Cette formule me convient mieux.

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  3. Votre très beau texte - chère V. - manque singulièrement de commentaires masculins…

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    1. Par délicatesse, probablement, chère Virginie...

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  4. Oui, la question reste entière et tenter ou oser y répondre relèverait d'un phantastique phantasme filosophique.

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    1. Corinne et vous, cher Nuage, êtes très "ph" ces temps-ci. Le manque de soleil vous rendrait phacétieux?

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    2. Nous ne nous sommes pourtant pas donné le mot, ni la phrase !

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    3. JMT,
      A la question "pourquoi les femmes préfèrent les minus?", les hommes ne peuvent guère qu'émettre des hypothèses. En revanche, les femmes ont bien une opinion critique sur leurs égarements et c'est d'ailleurs à elles que cette question s'adresse. Votre contribution serait une moquerie à l'égard de Frédéric Schiffter? De "si haut rang", comme le présentiez sur votre blogue, il a fait une chute phénoménale. Doit-on rappeler qu'ici, et même dans le cas où il se désintéresserait de ce qui s'y écrit, on est solidaire de Frédéric ? Merci d'en tenir compte.

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    4. J'ajouterai aux tocards qui m'insultent par messagerie, que je choisis d'être solidaire de qui je veux et que ce qui passe pour du suivisme ou de l'inféodation à un maître s'appelle "amitié", voyez ce que c'est ? Apparemment non. Aux éternels parasites de blogues, oisifs et sans pensées propres, aux handicapés de la vie: je vous emmerde.

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    5. Je ne sais que dire. Je me tais. Oh puis non : je trouve qu'il y a en ce moment un drôle de climat autour de Frédéric et d'Alfonso, qui lui aussi d'après ce que j'ai pu voir, en a fait les frais. Frédéric reste mon philosophe préféré, bien que je trouve sa réaction un peu surdimensionnée mais elle a le mérite d'être directe, et quant à JMT, je ne sais que dire. Oh puis si : je trouve cette petite mesquinerie bien en deçà de l'image que j'ai de vous. Quant aux avis "accessoires" chère V., après tout : on s'en fout ! Bien le bonjour à ceux qu'on aime, et tant pis pour les autres.

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    6. Ma chère Corinne, vous faites bien de vous exprimer.

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    7. V., je suis à vos pieds. Corinne, je vous fais le baise-main.

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    8. Et nous on fait les pompom girls !

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    9. Yes ! Et je dis F, et je dis R et je dis.... FREDERIC ! (Surtout pour en enquiquiner quelques uns, c'est tès igolo).

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    10. Eh oui ma chère Corinne, lui au moins il n'écrit pas d'aphorismes pour Carambar !

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  5. Monsieur le poéteux Nuageneuf,

    Vous êtes vexé depuis que je vous ai viré de mon blogue et voilà que vous essayez de faire de grosses blagues amères à mon sujet.

    Citez Éluard à longueur de pages, si ça vous chante — même si, à cette ordure stalinienne, une personne de goût préfèrera Benjamin Péret et ses délectables "Rouilles encagées". Lagarde-et-michardez tant qu'il vous plaira, mais oubliez-moi.

    Quant à l'orthographe du mot "phantasme", ouvrez le Petit Robert.

    FS

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