dimanche 24 juin 2012

Des perles d'eau

Dans la généalogie de la musique, c'est à la période baroque que va ma préférence. Elle court du début du XVII° siècle à la fin du XVIII°.
Essentiellement musique sacrée, elle a cette vertu d'alléger le corps et de conduire l'esprit au-dessus des nuages, en particulier lorsqu'elle est portée par les voix de contre ténor et la viole de gambe

Haendel

Bach

Vivaldi


Marin Marais

12 commentaires:

  1. Je partage votre penchant, chère V., pour cette musique d'outre-ciel, avec un grand faible pour Purcell. Deller, qui hélas, n'est plus depuis peu !

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  2. Ecoutez cela :
    Partita, FbWV 620, I. Allemande "Meditation sur ma mort future NB Memento mori" de Froberger par Sergio Vartolo, clavecin.
    SUBLIME ! ! !
    [http://www.amazon.fr/Toccatas-Partitas-Johann-Froberger-Vartolo/dp/B0007XHL0C/ref=sr_1_1?s=music&ie=UTF8&qid=1340545183&sr=1-1]

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    1. Eh oui! du clavecin, évidemment ! Merci pour la découverte. Tiens puisque vous êtes là, je viens de commencer votre "Brasileza" cher Monsieur du Lorgnon...

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  3. Magnifique illustration – en effet – de ceux qui croient connaître beaucoup et ne voient rien.
    L’extrait avec Guillaume Depardieu, je vous l’envie !

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    1. Prenez-le chère Virginie, vous y apporterez votre note !

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  4. Est-ce aussi James Bowman qui interprète le "Stabat Mater" de Vivaldi ?

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    1. Non c'est Andreas Scholl. J'aurais préféré Bowman (son interprétation dans Orphée et Eurydice est une merveille absolue) mais celle-ci n'est pas mal non plus.

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  5. "Le violiste Marin Marais appelle l'une de ses Pièces de Viole « Les Voix humaines ». C'est une pièce courte, un spectre, un bou¬quet d'accords qui rôdent, dans le registre sombre. Marais semble n'oser rien en dire, et place la pièce à une charnière de ses Pièces, dans l'absence et le répit où il prête voix à l'instrument songeur. Il est conseillé d'écouter la pièce tardivement, à la presque extinction des lumières, et lorsque plus rien ne retient de la pompe du jour. Cette procession contrariée fulgure à sa manière en lambeaux brefs, dans l'intempestif et la relâche s'exercent « Les Voix humaines ». A cet entracte où sur la viole s'esquissent des visages et des bouches, se repère la teneur en ténèbres de la voix, d'un souvenir plus rare encore que celui des voix amies, aimées, passées. Au souvenir immédiat d'un retrait dans le plausible et la clameur, rare recel d'ambre gris dans l'indifférence océane."
    Daniel Klébaner, « L’art du peu », Gallimard, 1983.
    (la première partie de ce magnifique essai sur le précaire, le fugace est consacré à l'art ombrageux et réservé du luth, du clavecin, de la viole au XVIIe siècle en France).

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    1. Mazette c'est magnifique!
      Le son de la viole, comme celui du violoncelle, est comme une voix humaine, comme un Glenn Gould qui chantonne sur ses Variations.
      J'aurais dû ajouter le célébrissime prélude aux Suites de Bach pour violoncelle seul, qui est une des plus belles voix de la musique. Voilà qui est fait: http://www.youtube.com/watch?v=ZBDD7aLd6lc

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  6. Chère V.,
    Peut-on suggérer que beaucoup des grands cités ci-dessus trouvèrent leur lot d'inspiration chez Couperin ?

    http://nuageneuf.over-blog.com/article-couperin-les-barricades-mysterieuses-68590061.html

    http://nuageneuf.over-blog.com/article-couperin-les-barricades-mysterieuses-2-68808986.html

    J'espère qu'on prendra plaisir à écouter cette troublante friandise.

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