lundi 18 juin 2012

Peur du noir

Sans jamais avoir eu une idée précise de ce qu'était l'amour, j'ai su quand j'aimais au moment où la peur de perdre l'autre, qu'il fut ami, amoureux, parent, m'étreignait d'une angoisse subite, profonde et indéfinissable. Cette inquiétude irrationnelle qui ne présage de rien, ne pressent rien, qui n'est pas un signe magique d'une mort annoncée avant la mienne, est ce que j'identifie à de l'amour, à un attachement inconditionnel et persistant, en tout cas. Quand cette pensée me traverse, la sensation physique d'une destruction irréversible m'envahit, comme si un premier fusible sautait et que s'éteignaient une à une les lumières qui éclairent ma maison.

2 commentaires:

  1. comme les détails s'assemblent en reflux et forment coeur, un clin d'oeil en lien feu follet avec vos précédents billets O DEUS QUE DEVASTA MAS TAMBÉM CURA – Lucas Santtana
    http://vimeo.com/38060173#

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    1. Apparemment je n'ai plus le choix. Il va vraiment falloir que j'apprenne le portugais.

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