mercredi 16 mai 2012

En voyage avec Stefan

Pour un voyage dans le siècle passé et des rencontres avec les figures les plus représentatives de ce qu'il a compté d'intelligences, il y a cet ouvrage de Stefan Zweig à lire absolument. "Le monde d'hier", ce sont ses mémoires écrites au Brésil, peu de temps avant son suicide. Il y raconte sa vie de jeune homme à Vienne puis ses voyages, presque des fuites, le choc des guerres, la violence et la déshumanisation, avec une finesse d'analyse éclairante qui donne à réfléchir sur le monde d'aujourd'hui. 

18 commentaires:

  1. Pour les amateurs du genre, il y a une très belle BD récente qui relate « Les derniers jours de Stefan Zweig ». Je l’ai lu il y a peu avec grand plaisir et beaucoup d’émotion…

    http://www.unamourdebd.fr/2012/02/les-derniers-jours-de-stefan-zweig-recit-complet/

    RépondreSupprimer
  2. A défaut d'un monde d'aujourd'hui un peu trop "normal" à mon goût, je vais me précipiter sur celui de S. Zweig. Merci pour vos suggestions de lecture, toujours bienvenues.
    [la photo de plage m'a l'air très "atlantique" et me rappelle certaine île pas forcément pour tous les yeux... ;-)]

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui, lisez ce récit, il est vraiment passionnant. J'y ai trouvé quelques passages, en particulier sur l'enseignement, dont il est d'usage de dire qu'il était "meilleur avant", ce qui n'est pas exactement ce que rapporte Zweig. On n'est donc pas nostalgique du monde d'hier, mais on comprend mieux comment il fonctionnait et autour de quels intérêts. On découvre ainsi les mécaniques sociales et, Zweig étant juif, de très intéressantes analyses des aspects méconnus de la culture juive. Une belle traversée de la première moitié du 20ème siècle et de beaux tableaux des villes qu'il a traversées.

      Supprimer
  3. Merci chère V. du conseil de lecture ! De Zweig, je connaissais son "joueur d'échecs" , sa "lettre d'une inconnue" et un petit texte tout récemment traduit de l'Allemand "Voyage vers le passé".. Poignant. Il a l'art de peindre les destins contrariés, les méandres des âmes traduits par les corps. Pour l'instant j'explore en toute humilité les hauteurs du "plafond de Montaigne" que j'ai réussi à me procurer :-).

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bien joué chère Corinne, celui-là n'est pas facile à trouver.

      Supprimer
    2. Un manuel de bricolage, genre "réalisez vous-mêmes des poutres apparentes" ?

      Supprimer
    3. Si le Plafond est au pilon c'est que les éditeurs sont des cons.

      Supprimer
    4. Pas de trompe-l'oeil ! De solides solives, une bonne assise pour y coucher les planchers fragilisés.

      Supprimer
    5. En ce qui me concerne, mon plancher a des fuites que je ne suis pas prête de colmater. Mais j'aime lire les gens intelligents et intelligibles, ça me donne l'illusion de l'être un peu plus. Pour cela, merci cher Frédéric. (Cela dit, je vous rassure, je ne comprends pas tout mais j'aime votre manière de dire.)

      Supprimer
    6. Oh, vous savez, chère Corinne, la philosophie, telle que je m'y essaie tout au moins, n'est que du bricolage de concepts assemblés avec un peu de style. Dès fois ça tient. Ça peut même colmater une ou deux heures creuses. Après quoi, l'objet peut caler une armoire.

      Supprimer
    7. Votre modestie vous honore cher Frédéric. Mais je trouverai bien autre chose pour caler l'armoire.

      Supprimer
  4. Un bien beau livre en effet sur un monde qui nous apparait aujourd'hui si lointain, si exotique. Un livre à rapprocher de celui d'un autre écrivain contemporain de Zweig, " la marche des Radetzki "de Joseph Roth. Un roman nostalgique sur la fin de l'empire austro-hongrois .

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Encore une viennoiserie à lire. Merci MisterH.

      Supprimer
  5. Ainsi que de "Vienne au crépuscule" d'Arthur Schnitzler.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. J'avais bien aimé y passer quelques jours sous la neige à la recherche de Klimt et de Schiele. C'était nostalgiquement beau. Chez Zweig on retrouve bien cette ambiance des cafés où l'on peut rester des heures au chaud sans être dérangé. Et les gens se promènent toujours le soir sur le Graben, même quand il gèle.

      Supprimer
    2. L'apocalypse joyeuse vous va si bien, chère V.

      Supprimer
    3. Un curieux mélange de « monde d'opérette » et de « pessimisme eschatologique » si j'ai bien compris ?

      Supprimer